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Aux Armes - Nuit 7

 
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Solaris
Petite Fille
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MessagePosté le: 17 Juil 2010, 05:01    Sujet du message: Aux Armes - Nuit 7 Répondre en citant



Contrairement aux autres, Canvellian ne s’était pas rué sur une des deux carabines posées sur le comptoir de la cuisine. Avec d’aussi vieilles armes que celles-là, un coup de feu accidentel n’était jamais loin, surtout avec six paires de mains dans les environs. Il s’était discrètement éclipsé par la porte du salon et avait gagné l’étage supérieur au pas de course. Il ne se faisait pas d’illusions, cependant : carabines ou pas, il avait besoin d’une arme, et le couteau de cuisine qu’il avait glissé dans sa poche n’allait pas suffire. Il ne pouvait espérer échapper une journée durant au regard d’U.N. Owen, qui devait connaître l’île comme sa poche. Heureusement pour lui, il restait encore une arme à feu dans le manoir.

Le couloir du deuxième étage avait un aspect sombre et oppressant. En temps normal, le battement de la pluie sur une fenêtre avait le don d’apaiser Canvellian, lui faisant oublier le monde et ses soucis ; ici toutefois, Canvellian aurait voulu se rapprocher du monde extérieur, fuir ce manoir inquiétant qui s’était fait prison le temps d’une journée. Le râle interminable du vent, dehors, ne faisait rien pour détendre l’atmosphère.

Il avançait d’un pas prudent, laissant les lattes du plancher craquer sous ses pas. Qui sait quel piège U.N. Owen n’avait-il pas préparé depuis la veille ? À mesure qu’il avançait, il lui sembla entendre un bruit de raclement sur sa gauche, comme une table qu’on déplace. Cela émanait d’une pièce en particulier, si sa mémoire était bonne, une sorte de chambre meublée avec le raffinement habituel de Solaris. La porte était pour l’instant fermée, mais une faible lueur semblait émaner de l’autre côté de la porte. Cela ne pouvait être que Narcisse, les autres étant encore restés en bas. Ne tenant pas à rester devant la chambre plus longtemps qu’il ne fallait, il poursuivit sa marche jusqu’à l’imposante porte menant au bureau de Solaris. Il l’ouvrit et y entra, verrouillant la porte derrière lui.

C’était la première fois qu’il visitait la pièce au grand jour, et l’immense fenêtre donnant sur l’océan lui offrit un spectacle grandiose. La pluie tombait sans relâche ; sous l’effet du vent, les vagues venaient se fracasser contre les rochers. En penchant la tête, on pouvait voir l’île se poursuivre au loin dans ce qui semblait être une forêt. L’île étant relativement étroite, celle-ci devait éventuellement donner place à une autre falaise. Il tourna la tête en direction du bureau de Solaris, évitant soigneusement de poser ses yeux sur l’un des quatre cadavres étendus dans la pièce. Sur la table était posée nonchalamment l’arme qui avait tué Solaris quelques jours plus tôt : un pistolet beaucoup plus moderne que les vieilles Winchester de collection que s’arrachaient les autres survivants plus bas. Canvellian sourit et saisit l’arme. Que faire, maintenant ?

Il n'avait pas vraiment eu le temps de réfléchir à un plan, l'obtention d'une arme à feu s'étant révélée prioritaire. Là, seul au centre de quatre cadavres, le contact rassurant de l'arme contre sa paume, il se mit à réfléchir. Il ne comptait pas prendre la fuite, d'autant plus que la taille réduite de l'île empêchait toute escapade durable. U.N. Owen aurait tôt fait de le trouver, il le savait, et il ne se sentait pas le courage de passer une journée entière sous la pluie et le froid. Non, il fallait qu'il réfléchisse à toute l'affaire et qu'il tente de trouver le coupable avant qu'il ne soit trop tard. Il allait sortir de la pièce lorsqu’il entendit des pas précipités se dirigeant vers sa position. Si l’on se rendait compte que la porte était verrouillée, on saurait que quelqu’un se trouvait de l’autre côté, et Canvellian ne tenait pas à ce que son escapade vire en conflit armé.

Il eut tout juste le temps de déverrouiller la porte et de se plaquer contre le mur avant que celle-ci ne s’ouvre à la volée. Une silhouette entra en trombe dans la pièce et s’arrêta tout net devant le bureau de Solaris. On aura eu la même idée. Canvellian fronça toutefois les sourcils : l’autre avait une Winchester en sa possession. Pourquoi donc se risquer au deuxième étage du manoir, en territoire inconnu, si on se trouve déjà en possession d’une arme ? L’autre jura et fit volte-face. Il tourna son regard vers Canvellian et resta paralysé pendant une seconde qui leur sembla une éternité. Canvellian fut le plus rapide : comme dans un rêve, il tendit son arme en direction de l’autre et tira un coup de feu. L’autre poussa un gémissement de douleur et s’effondra sur le bureau. Sans demander son reste, Canvellian prit la fuite.

Il avait traversé la moitié du couloir lorsque son instinct le poussa à s’arrêter. À sa droite était une porte entrebâillée derrière laquelle filtrait un doux rayon de lumière. Le tableau était rassurant ; en temps normal, Canvellian aurait poussé doucement la porte et aurait pu y trouver sa femme, plongée dans un des derniers livres de son auteur favori. Pourtant, cette porte n’aurait pas due être ouverte. C’était la même pièce derrière laquelle Canvellian avait cru entendre des raclements. Il avait alors pensé que Narcisse s’était réfugié dans la pièce avec une des armes et avait entrepris d’en bloquer l’issue avec tous les meubles à sa portée. Pourquoi, alors, la porte était-elle ouverte ? Il la poussa timidement.

À l’intérieur, une lampe luisait faiblement, baignant la pièce d’une douce lumière. Les rideaux étaient tirés et quelques tables avaient été empilées à la hâte près de l’entrée, preuve que des meubles avaient effectivement été déplacés. Le regard de Canvellian fut attiré par autre chose, cependant. Sur le lit, complètement inerte, gisait le corps sans vie de Narcisse, un couteau plongé dans la poitrine. Il ne semblait y avoir aucun signe de lutte et du reste, il était impossible à quiconque de pénétrer dans la pièce une fois que Narcisse en avait bloqué l’issue. Que s’était-il donc passé ? Il sentit soudain le froid glacial d’un canon de carabine dans son dos.

« Vous faites un geste, monsieur, et vous êtes un homme mort. »

Canvellian s’immobilisa. Il reconnut immédiatement la voix et jura intérieurement. L’autre poursuivit :

« Maintenant, déposez votre arme sur le lit à votre gauche et avancez. Ne vous retournez pas. »

Canvellian entendit le déclic de la serrure. Il risqua un regard dans la direction de son agresseur. Celui-ci semblait se tenir le bras de façon convulsive, ce qui ne l’empêcha pas de poursuivre d’un air narquois, ramassant le pistolet au passage :

« Une fort belle arme. Vous devriez apprendre à mieux viser, monsieur ; c’est à peine si vous m’avez fait une vilaine éraflure.
- C’est vous qui l’avez tué ?
- Qui, Narcisse ? Le pauvre! Gagner sa confiance fut si facile : quelques mots dans l’oreille, peu après la mort de Lokhlass et Xinome, suffirent à me l’attacher. ‘Narcisse, méfiez-vous bien de M. SebRock que voilà, je jurerais l’avoir entendu se lever et quitter la pièce tard dans la nuit hier!’ Et hop, le tour était joué. »

Il marqua une pause.

« Nous nous étions donnés rendez-vous ici, vous savez. Histoire d’élucider tous ces mystères. Là, hélas, le pauvre est resté dans l’ombre jusqu’à la fin! Il m’a gentiment ouvert la porte, m’a invité à l’intérieur, j’ai sorti le joli couteau que voilà, et tout fut dit!
- Imbécile! Qu’est-ce qui lui a pris de faire confiance à quiconque d’autre qu’à lui-même?
- Ne le jugez pas trop vite, Canvellian. Vous avez aussi fait une grosse erreur en venant ici. Vous savez que ces carabines font un bruit horrible quand on tire ? J’aurais sûrement rameuté tout le monde! Là, vous m’avez laissé un beau jouet muni d’un silencieux à la fine pointe du progrès, et vous m’avez même laissé verrouiller la porte derrière moi! Quand un arbre tombe dans la forêt et qu’il n’y a personne pour l’entendre… enfin, vous voyez ce que je veux dire.
- Oui, je vois. »

Et vous, vous parlez trop. D’un geste brusque, il sortit le couteau qu’il avait emprunté à la cuisine et fonça sur son agresseur. Il sentit la balle lui frôler la joue, mais l’esquiva de justesse. Avant que l’autre n’ait eu le temps de recharger son arme, il le plaqua contre la porte, emporté par son élan. Tous deux laissèrent tomber leurs armes, le souffle coupé. À moitié assommé par le choc, Canvellian tendit une main désespérée vers le pistolet. Il n’eut pas le temps de voir venir le coup. Tout juste sentit-il la lame pénétrer dans son estomac d’un coup sec. Il se tint le ventre en hurlant de douleur et tenta de retirer le couteau. Il sentit pour la deuxième fois de la journée le contact glacial d’un canon sur sa peau.

Dehors, le ciel tonna.



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Canvellian a été lynché par le village aujourd'hui. Il était le
Domestique étourdi, Simple villageois.

Vous n'êtes plus que six.


Résultat des votes

Canvellian : 6 voix (Ade, Elise, Gaël, Winterspoon, Ysengrain x2)

Ade : 1 voix (Canvellian)
Gaël : 1 voix (Noyau)


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LES PERSONNAGES SUIVANTS SONT ACTIFS CETTE NUIT


> Les loups ont jusqu'à dimanche 5H du matin pour me désigner leur victime de la nuit.

LE JOUR SE LÈVERA DIMANCHE À 5H DU MATIN (comprendre : 5h du matin, la nuit de samedi à dimanche).


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Musique d'accompagnement : World End Dominator (Umineko)


Un autre extrait de la bande-son d'Umineko, et je dois avouer que celui-là est parmi mes préférés. On peut sentir dès les premières notes la tension et l'angoissante solitude qui caractérisent le morceau. Cet extrait me semblait particulièrement approprié à ce moment-ci, alors que nous approchons petit à petit de la fin de la partie et que le nombre de joueurs diminue inexorablement. Toutefois, je tiens à signaler que c'est à Canvellian lui-même que vous devez l'écoute de ce morceau. ^_^

Entretemps, bonne écoute, et dormez bien. Clin d'oeil
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