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LA PASSION - Selon Janabis

 
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Janabis
Grand Méchant Loup
Grand Méchant Loup


Sexe: Sexe:Masculin
Inscrit le: 03 Déc 2006
Messages: 9840
Localisation: Rabastens (en Occitanie)

MessagePosté le: 08 Nov 2008, 16:42    Sujet du message: LA PASSION - Selon Janabis Répondre en citant

LA PASSION
Selon Janabis

JANABIS 1 1-7
"A l'entrée de "La Scène", petite taverne de Jérusalem, Jésubis venait de choisir ses pôtes parmi la foule qui se trouvait là. Désormais, ils l'entoureraient pour lutter contre les projets malsains imaginés par des esprits non moins malsains & pire encore, jaloux de sa popularité.
Il leur dit :

_ Mes amis, ce n'est pas moi qui vous ait amené jusqu'ici, mais Janabis qui est aux cieux. & il a de très grands projets pour vous.
Mais moi je vous le déclare : ce soir, j'ai besoin d'un pôte. Pas un simple pôte, non, & plus qu'un double pôte, oui. Sur ce pôte, je bâtirai ma patrie, & la puissance de la lycanthropie ne l'emportera pas sur elle.
Alors je donnerai à ce pôte les clefs de la "Patrie Pôte" !"

JANABIS 1 8-18
"Beaucoup des gens dans la foule qui l'avaient entendu pensèrent que ces propos étaient intolérables & qu'ils ne voulaient pas continuer à l'écouter. Jésubis le savait bien.
Il leur dit :

_ Cela vous heurte ? & quand vous me verrez mourir à cause de votre incrédulité serez vous heurtés ?
Il y en a parmi vous qui me croient. Mais il y en a aussi qui ne me croient pas.

En effet, Jésubis savait qui voulait le livrer. Un grand nombre s'en alla alors & Jésubis se tourna vers ceux qui restaient :
_ Voulez-vous partir vous aussi ?
Simon Pierbis lui répondit :
_ Jésubis, vers qui irions-nous ? Nous avons écouté ta parole & nous l'avons suivi. Nous avons choisi celui sur qui tu bâtiras ta "Patrie Pôte".
Satisfait, Jésubis leur ordonna alors de ne plus citer son nom & ils entrèrent."

JANABIS 1 19-34
"La taverne de "La Scène" n'était pas un endroit très fréquenté, bien que fort agréable & accueillant, seuls quelques habitués, connaisseurs ou autres érudits la fréquentaient.
Dans un style très épuré, elle était composée d'une grande pièce centrale autour de laquelle s'enfonçaient dans le mur, à intervalles réguliers, des alcôves où des tables & des tabourets étaient installés. A l'entrée, les fenêtres donnaient sur une vue imprenable de Jérusalem. Au fond de la salle, surélevée de quelques marches, se trouvait une scène (d'où le nom de la taverne) où quelques soirs par semaine se jouaient des saynètes, le public s'asseyant sur des coussins placés pour l'occasion dans la grande pièce. Le reste du temps, une table était dressée sur la scène pour les grands groupes & la grande salle servait de dancefloor.
Jésubis & ses amis se dirigèrent vers la scène, qu'un des pôtes avait réservé à sa demande. Il héla un serveur pour demander à boire, mais celui-ci lui rapporta qu'en raison d'une grande affluence, ils manquaient de vin ce soir-là. Jésubis ne se laissa alors pas démonter & déclara :

_ Remplissez d'eau les cuves.
Il les remplit. Alors Jésubis reprit :
_ Maintenant, puise & sert ce vin nouveau à chacun de vos clients. Car ce soir, pour fêter l'élection de mon nouveau tri-pôte, j'offre la tournée générale ! Sauf à Osuniev, mon nouveau tri-pôte !
Ainsi fût fait."

JANABIS 1 35-41
"La soirée battait son plein, les têtes s'enivraient de ce vin si délicieux. Tout le monde acclamait Jésubis pour sa bonté.
Le tavernier lui-même vint à sa rencontre :

_ D'habitude je sers le bon vin en premier, &, lorsque les clients ont bien bu, je sers le moins bon. Toi, tu m'apportes le tien & voilà que tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant.
En effet, le vin se bonifiait au fil des minutes, pour le plus grand bonheur des gens qui y goûtaient. Il lui répondit :
_ Telle est la volonté de mon père. Que chacun remplisse à nouveau son calice au ras & qu'il boive jusqu'à la lie !
Alors tous se lévèrent pour remplir leur verre & même les potes y allèrent ..."

JANABIS 2 1-11
"Dans la cohue & l'euphorie, les gens se bousculaient pour être les premiers servis. Près des fenêtres, un pôte, peut-être un peu trop inhibé, avait du mal à garder son équilibre. Barthélebis, tel était son nom, se pencha alors un peu trop près de l'ouverture, ripa &, passant au travers, s'écroula deux étages plus bas.
Au même moment, à la grande table de Jésubis, celui-ci s'exprima ainsi :

_ Mes frères, en vérité je vous le dis, l'un de vous, qui boit avec moi, va me livrer.
Ils devinrent tout tristes. Puis ils commençèrent à se demander les uns aux autres lequel d'entre eux allait faire cela. Ils en arrivèrent à se quereller. Un pôte demanda :
_ Serait-ce moi ?
Simon Pierbis fit signe à Jeanbis, celui que Jésubis appréciait, de lui demander de qui il voulait parler. Jésubis lui répondit :
_ La réponse, c'est à vous de la découvrir. C'est la raison pour laquelle je vous ai choisi comme mes pôtes. Mais ce que cet homme s'apprête à faire, qu'il le fasse vite ... ou pas."

JANABIS 2 12-16
"_ Amen, je vous le dis : Janabis pardonnera tout aux enfants des hommes ainsi qu’aux futurs gagiens. Tout les péchés, toutes les erreurs & toutes les fautes qu’ils auront commis. Mais si quelqu’un manque à son devoir ou ne prend pas ses responsabilités, il n’obtiendra jamais le pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours.
Jésubis parla ainsi car il voyait bien que certains des convives s’égaraient.
_ Il est possédé par un esprit malsain."

JANABIS 2 17-24
"Quand l’heure fut venue, Jésubis dit à ceux qui l’entouraient :
_ J’ai ardemment désiré partager cette soirée avec vous, mes amis, mes pôtes, avant de souffrir !
Car je vous le déclare : jamais plus je ne boirai du fruit de la vigne de la terre jusqu’à ce que disparaisse la menace lycanthrope. Ces êtres malsains qui sont apparus pour vous écarter du droit chemin. Des loups-garous qui rôdent au milieu de nous & que vous saurez reconnaître afin de les convertir … ou de les amener au jugement dernier expier leurs péchés.

Il rempli une nouvelle fois ça coupe & déclara :
_ Prenez & buvez de cette coupe. C’est mon sang que je m’apprête à verser pour vous salvater. Celui qui n’en boira pas, celui-là sera malsain."

JANABIS 2 25-36
"Tous burent à la même coupe. Tous sauf un.
Jacques le Majeur avait tardé à remplir son verre & revenait juste du comptoir lorsque la coupe arriva dans ses mains. Judabis, qui était le dernier à y avoir bu, fut soulagé de la lui donner.

_ Jésubis, je ne peux boire à ta coupe ... elle est vide !
Alors, tous se regardèrent &, suivant les paroles de Jésubis, ils s'accordèrent à le penser malsain. Thomabis voulu quand même s'en assurer. Il demanda :
_ Jésubis, serait-ce lui ?
_ Mes amis, nul n'est plus sage que celui qui découvre la vérité par lui-même.
Prenant ses paroles comme un accord, les pôtes, suivis de quelques fêtards, se jetèrent sur leur compagnon. Criant son innocence sous les coups de ses tortionnaires, Jacques le Majeur perdit peu à peu connaisance. A demi inconscient, il fut défenestré comme Barthélebis quelques heures auparavant.
Ainsi était la volonté aveugle des hommes."

JANABIS 3 1-13
"La fête finie, Jésubis sortit pour se rendre, comme à son habitude, au monts de Oliviers, & ses pôtes le suivirent.
Arrivé là, il leur dit :

_ Veillez & priez pour assurer mes arrières & trouver ces loups-garous qui rôdent parmi nous.
Puis il s’écarta à quelques mètres de là &, se mettant à genou, il priait :
_ Janabis, si tu veux tu peux éloigner de moi cette coupe. Cependant, que ce ne soit pas ma volonté ni la tienne qui se fasse, mais celle des gagiens. Si seulement les pôtes que tu m’as envoyé pouvaient se montrer à la hauteur, alors je salvaterai le monde entier de la menace lycanthrope.
Après cette prière, il se releva & rejoignit ses pôtes qu’il trouva endormis.
_ Simon Pierbis & vous tous, vous êtes donc incapables de veiller une heure pour moi ? Autant que je me livre directement aux esprits malsains ! & où est Thomabis ?
Nul ne le savait & pour cause :
Voulant s’assurer de ses propres yeux que Jacquebis le Majeur était bel & bien mort dans sa chute, une bande de saoulards lui était tombée dessus pour le dépouiller. Dans la lutte, Janabis entendait ses prières : il est mort en martyr !"

JANABIS 3 14-20
"_ Si Thomabis n'est pas parmi nous, c'est que le mal a encore frappé.
Vous ne savez pas lutter contre le sommeil, comment lutterez-vous contre les esprits malsains ?

Vexé, Simon Pierbis, celui qui avait le sang chaud, s'insurgea :
Maître, nous saurons te montrer combien nous sommes digne de ta confiance. Nous irons chercher celui qui te réclame & nous lui ferons passer le goût de t'importuner. Si un esprit sème la discorde parmi nous, ce ne peut être que de sa faute.
Jésubis lui répliqua :
_ Tu es bien prompt à la violence Simon Pierbis. Mais si telle est la volonté de Janabis, va."

JANABIS 3 21-34
"Thaddebis en tête, les pôtes & quelques autochtones arrivaient au palais du gouverneur. La perte de leur ami Thomabis les avait aveuglé de haine & c'est sans ménagement qu'ils ouvrirent les portes du palais.
Ponce Pilater vint à leur rencontre.

_ Qui ose me déranger dans mon sommeil ?
_ C'est moi, Thaddebis ! Appelé aussi Judebis ou encore Lebbébis, ami de Jésubis.
Moi & mes amis, nous t'accusons d'avoir commandité l'assassinat de notre ami Thomabis ! Qu'as-tu à répondre à cela ?

_ Quelle idée saugrenue. Qu'ai-je à faire de la vie d'un homme aussi insignifiant que votre ami ?!
Moi, Ponce Pilater, gouverneur de Judéter, ami d'Auguste Césater & fils de ...

_ Fils de ton père ! Tu vas mourir comme tu as fait mourir notre ami !
Ils se jetèrent tous sur lui & le lapidèrent, le rouèrent de coups de bâtons, de poings & de pieds, lui crachant au visage, sans prêter attention à ses supplications. & Janabis sait ô combien il les supplia pourtant.
A cette heure, les gardes décuvaient encore du bon vin de Jésubis & c'est seul dans son temple que Ponce Pilater rendi l'âme ... à Janabis.
Celui qui jugera de son destin."

JANABIS 3 35-47
"Judabis profita du moment d'euphorie qu'avait provoqué la sortie punitive contre le gouverneur pour s'éclipser & retrouver ses compères.
_ Non mais vous avez vu ce qu'ils ont fait à Ponce !? Ces gars-là sont des fous furieux ! Il est hors de question que je continue le boulot dans ces conditions.
Le grand prêtre Caïphter & le serviteur Malchuster se voulurent rassurant, mais eux-mêmes semblaient effrayés.
_ C'est vrai qu'ils sont un peu rustres. Mais enfin Judabis, tu ne vas pas abandonner maintenant alors que tout marche comme sur des lacs ? Ce n'est pas quelques remous qui vont t'effrayer, si ?
_ Des remous, des remous ... ils ont bien amoché la gueule d'ange de Ponce quand même.
Non, moi ce que je veux, ces des garantis contre les risques encourus. J'ai une femme & des gosses vous savez.

_ Oui, je te le concède, mais comparé à la fortune qui nous attend, les risques deviennent insignifiants.
Prend ces trente pièces d'argent en attendant & nous finirons de nous partager la part de Ponce une fois notre oeuvre achevée.

A peine plus soulagé, mais la bourse pleine, Judabis retourna auprès des pôtes, tout en réfléchissant à un nouveau moyen de faire crucifier Jésubis."

JANABIS 4 1-24
"Un à un, les pôtes & quelques curieux revenaient auprès de Jésubis.
Fiers de leur action, ils se réjouissaient d'avoir mené à bien leur mission. Jésubis les félicita & se lança dans une longue rhétorique dont seul lui avait le secret :

_ C'est bien mes amis. Mais maintenant, si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi.
Si vous étiez des leurs, ils vous aimeraient. Or vous n'êtes pas des leurs puisque Janabis vous a choisi parmi eux, voilà pourquoi ils ont de la haine contre vous.
Rappelez-vous des paroles que je vous ai déjà dite :
Si on me persécute, on vous persécutera aussi. De même, si on m'écoute, on vous écoutera aussi.

Un murmure se fit entendre dans l'assemblée :
_ Simon Pierbis ! Si ce que je dis ne t'intéresse pas, à quoi te servent tes oreilles ? Amen, je te le dis, avant que le coq ne chante, tu m'auras coupé la parole trois fois. Ainsi ...
_ Jamais je ne te ferai une chose pareille Jésubis !
_ & de un ! Je ne pensais pas que tu ...
_ A mais non, mais non ... ça compte pas, j'étais pas prêt !
_ & de deux ! Tu aimes les coqs on dirait. Est-ce mon vin qui t'a mis en appétit ?
Lui ayant ainsi cloué le bec & voyant que tous, sans exception, étaient captivés par ses paroles, Jésubis reprit :
_ Celui qui a de la haine contre vous a de la haine contre moi. S'il n'y avait pas de salvateur, il n'y aurait pas de loup-garou.
Mais à présent, ils ont vu. Cependant, ils continuent à nous haïr. Ainsi s'accomplie cette parole :
"Ils nous haïssent sans raison."
Je vous dis tout cela pour que vous ne risquiez pas de tomber & que pour, si cette heure doit venir, vous vous souveniez que je vous l'avais dit.
Je ne voulais pas vous le dire au commencement, parce ...

_ Mais pourquoi ?!
& le coq chanta."

JANABIS 4 25-31
Jésubis parlait encore lorsque parut une foule de gens, armés d'épées & de bâtons. Judabis alla leur parler :
_ Celui que je vais aller embrasser, n'hésitez surtout pas à lui taper dessus, il pourrait même en redemander.
Il s'approcha de Jésubis pour l'embrasser. Celui-ci lui répondit :
_ Judabis, c'est par un baiser que tu trahis ton salvateur ?"
Voyant ce qui allait se passer, les pôtes se préparèrent à frapper dans le tas & à distribuer des pains comme l'avait si bien enseigné Jésubis. Mais il répliqua :
_ Laissez donc faire, je n'ai pas dit mon dernier mot."

JANABIS 4 32-41
"Jésubis se laissa alors ligoter & conduire par les chefs, les prêtres & les anciens du peuple pour le faire condamner à mort par le gouverneur Hérodeter, venu suppléer feu Ponce Pilater.
Judabis, le traître, fut soudain pris de remords en le voyant condamné & les reproches de ses pôtes l'accablèrent plus encore.

_ Mais tu n'es vraiment qu'un abruti ! Comment vas-tu te faire salvater maintenant, si tu envoies le salvateur à la mort ?!
Les reproches pleuvaient de toutes parts &, les larmes aux yeux, Judabis parti en courant.
Il alla retrouver ceux qui l'avaient engagé :

_ J'ai péché en dénonçant un innocent.
Ils lui répliquèrent :
_ & qu'est-ce qu'on en a à faire ? Cela te regarde !
& ils éclatèrent de rire. Leur jetant les trentes pièces d'argent au visage, Judabis se retira & alla se pendre."

JANABIS 4 42-52
"Alors que Jésubis allait s’expliquer auprès du gouverneur Hérodeter, les pôtes qui lui étaient restés fidèles se rassemblèrent dans une maison de Jérusalem, prenant soin de verrouiller les portes pour ne pas être espionné.
Simonbis le Zélote, dont le sang ne fit qu’un tour, s’insurgea :

_ Mais ce n’est pas possible ! On ne va quand même pas rester là à se croiser les bras sans rien faire. Simon Pierbis, toi qui es si brave au couteau, pourquoi n’as tu pas réagi ?
_ Mais tu l’as bien entendu comme moi. Jésubis a dit qu’il fallait laisser les écritures s’accomplir. Alors si Janabis a écrit qu’il ne fallait pas que j’agisse, je n’agis pas.
Les paroles du pôte étaient très sages, mais Simonbis le Zélote ne l’entendait pas de cette oreille.
_ Mais si nous ne faisons rien, à quoi sert-il de nous avoir choisi nous ?
Alors non, moi je dis qu’il faut agir ! Je vais aller salvater notre salvateur !

Tous trouvèrent son courage exemplaire, mais aucun d’eux n’osa lui emboîter le pas."

JANABIS 5 1-13
"Alors que Simonbis le Zélote essayait de se frayer un chemin parmi la foule, Jeanbis se lança à sa poursuite.
Il cherchait à le rattrapper pour essayer de lui faire entendre raison, mais il ne le voyait pas à cause de la foule. Il couru donc en avant & grimpa sur un sycomore.
Arrivé à cet endroit, une personne s'écria :

_ Regardez là-haut ! C'est un ami de Jésubis. Attrapons-le !
_ Mais non, ce n'est pas vrai, je suis venu voir ma maison d'ici. Il parait qu'on la voit très bien.
_ Mais si, je le reconnais & je vous dis que c'est un ami à lui !
_ Mais non, ce n'est pas vrai !
La foule se précipita alors autour de l'arbre, le secoua & le secoua encore, si bien que Jeanbis finit par en tomber.
Simonbis le Zélote, voyant cela, essaya d'aller lui porter secours, mais la foule était trop dense. Lorsqu'il arriva à proximité, il était trop tard.
La foule revenait sur ses pas pour suivre le jugement de Jésubis. Simonbis le Zélote résistait pour ne pas être emporté par la foule, mais perdant l'équilibre, il trébucha. Sans prêter attention à lui, la foule le piétina sans demi mesure. Malgré sa force & sa hargne, il ne résista pas longtemps & périt savaté par des centaines de pieds."

JANABIS 5 14-30
Alors que les pôtes perdaient complètement leur sang-froid, ne sachant plus quoi faire, Jésubis se défendait devant le gouverneur Hérodeter :
_ Alors comme ça, on dit de toi, partout à Jérusalem, que tu es roi !?
_ C'est toi qui dis que je suis roi.
_ Ah non, moi je ne fais que dire ce qu'on m'a dit.
_ & tu écoutes les "on dits", mais pas ce que je dis ?
_ Justement, je voudrais savoir ce que toi tu dis.
_ & bien je dis que c'est ce qu'ils disent.
_ Oui mais toi, qui es-tu, dis-moi ?
_ Je suis le salvateur ! & je suis venu salvater le monde.
_ Ah non ! Ah non ! On avait dit : "Pas de dévoilage".
Alors qu'Hérodeter se tournait vers la foule qui suivait le jugement, un serviteur apporta une vasque d'eau pour qu'il se lave les mains, ainsi que Ponce Pilater le faisait après chaque jugement, & il dit ceci :
_ Moi, je ne lui trouve aucun motif de condamnation. Emmenez-le hors du palais & jugez-le vous même.
Alors la foule en liesse l'emporta dehors.
lls avait décidé de le condamner malgré les propos du gouverneur. Certains préparaient déjà des poutres & des clous pour le crucifier."

JANABIS 5 31-51
"Ils chargèrent Jésubis d'une poutre afin qu'il porte lui-même sa propre croix.
Pendant qu'ils l'emmenaient, un de ceux qui l'avait chargé vit le petit groupe de pôtes qui assistait impuissant à cette tragédie. Il les interpella :

_ & vous ! Vous étiez de ses amis. Aucun de vous n'aura l'idée de l'aider à porter le poids du monde sur ses épaules non ?
Les pôtes se regardèrent. Cet homme-là n'avait finalement pas tort, mais ils ne pouvaient pas tous y aller ... alors qui ?
Il fallait prendre une décision & vite, la poutre que portait Jésubis était lourde & déjà il faiblissait.
Tous faisaient mine de se porter volontaire. Alors le tri-pôte dû désigner un brave parmi les braves.

_ Thaddébis ! Si tu le désires, soit le plus sain des sains ! Porte haut les couleurs des pôtes.
Alors Thaddébis couru auprès de Jésubis, il l'aida à porter sa croix.
_ Je suis là Jésubis. Je te suivrai n'importe où !

Mais déjà des coups de fouet s'abattaient sur son corps pour qu'ils arrivent plus vite au sommet.
Thaddébis supportait tout, mais alors qu'ils approchaient du sommet, il chuta, blessé de toutes parts, marqué de cicatrices intéressantes. Ses forces l'abandonnaient peu à peu.
Jésubis le regarda, lui posa la main sur le visage & dit :

_ Thaddébis, pars en paix, ta foi ta sauvé.
Ainsi santifié, il expira.
Voyant les femmes & les enfants pleurer, Jésubis leur dit :

_ Vraiment cet homme est un sain !
Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur nous. Mais sur vous mêmes & vos enfants.

Puis, levant les yeux au ciel il dit :
_ Janabis, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font."

JANABIS 5 52-63
"Le sommet du mont Golgoter n'était pas loin, mais sans l'aide de Thaddébis, la montée devenait un vrai calvaire. Sous le poids de la poutre, Jésubis tomba pour la première fois. Le serviteur Malchuster l'aida assez brusquement à se relever.
Quelques pas de plus & Jésubis tombe pour la deuxième fois.
A ce moment, une jeune femme du nom de Marie-Madeleibis s'approche de lui pour lui offrir à boire & lui essuyer le visage ruisselant de sueur. Il lui dit :

_ Femme, tu as fais ce que tu as pu : Janabis t'exaucera.
Puis il reparti ...
A quelques mètres seulement du sommet, Jésubis s'écroula de tout son poids. L'épuisement l'accablait & la faiblesse le terrassait.
Le serviteur qui le suivait jugea qu'il était temps de ne plus en perdre, du temps.

_ Allez ! C'est fini, qu'on fixe la poutre sur le mat, qu'on le crucifie & qu'on n'en parle plus.
Etait-ce donc la fin ? Jésubis allait-il mourir comme ça ? Sans que ses pôtes ne se soulèvent contre cette injustice ?"

JANABIS 6 1-17
""Crucifier Jésubis ... crucifier Jésubis ..." Non, cette idée-là était inconcevable. Il fallait réagir.
A cet instant, Malchuster appela Josébis d'Arimathie :

_ Hé toi ! Toi qui était un de ses amis, vient lui monter sa croix. J'aurai trop peur de me salir moi-même.
Le pôte s'avança, mais il n'avait nulle envie d'agir.
Simon Pierbis se glissa derrière lui &, approchant du serviteur, il surgit le couteau à la main.

_ Je vais te faire passer le goût de tuer les pauvres & les faibles. Meurt sous-pôte de satanter !
_ Je t'attendais Simon Pierbis ! Mais tu ne me fais pas peur. Tu mourras, comme sont mort tes pôtes : par mon glaive !
Il brandit alors son glaive & le duel commença.
La foule s'écarta, mais Josébis restait là, coincé entre les deux hommes, sans pouvoir réagir.
Simon Pierbis était un fin guerrier &, malgré la petitesse de son dard, il prenait petit à petit le dessus sur son adversaire.
C'est alors qu'une simple faute d'inattention du chasseur fit basculer l'issue du combat. Cognant le pied contre la poutre de la croix, Simon Pierbis détourna son regard pour rattraper son équilibre. Malchuster en profita alors pour lui donner un coup mortel. Mais Josébis se jeta sur le serviteur pour l'en empêcher. Or, le maître de couteau tenta, dans un geste rageur d'ultime effort, de se venger. Ce fut alors Josébis qui reçu le coup malheureux. Surpris, il s'écroula sur le sol alors que Simon Pierbis perdait sa vie au même instant.
La lame ensanglantée, Malchuster regarda la foule & dit :

_ On n'arrête pas la puissance de Rome !"

JANABIS 6 18-32
"Comme on s'apprêtait à crucifier Jésubis, deux malfaiteurs qui avaient été condamnés juste avant se faisaient attacher sur deux autres croix. Un à sa gauche & l'autre à sa droite.
Le premier s'adressa à lui :

_ & ça se dit salvateur ! Quelle belle jambe !
Si tu es vraiment salvateur, salvate-toi toi-même & nous avec par la même occasion !

Le second lui fit alors de vifs reproches :
_ Tu n'as donc aucune crainte de Janabis ?
Nous, nous sommes justement condamnés. Après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons.
Mais lui, il n'a rien fait de mal !

S'adressant à Jésubis, il lui dit :
_ Jésubis, souviens-toi de moi quand tu salvateras.
_ Ami, je te le déclare :
Aujourd'hui, tu es mon pôte.
Peut-être que si Janabis t'avait choisi toi, plutôt que ces incapables, pour être mon pôte, je n'aurai pas besoin de te salvater.

A cet instant, un premier clou se planta dans la main droite de Jésubis."

JANABIS 6 33-52
"Pendant que Jésubis se faisait crucifier, quelques gardes se partagaient aux dés la tunique que portait Jésubis & qu'on lui avait oté avant de le clouer sur la croix.
Les pôtes étaient outrés. D'une voix unanime, ils s'opposèrent à ce partage.
Simonbis de Cyrène parla le premier pour réclamer la tunique en prétextant qu'il fallait la laisser intacte de part la grande valeur qu'elle gagnait à appartenir à un crucifié.
Un garde lui répondit :

_ Ah oui ? & qui aura la privilège de l'avoir ? ... Toi peut-être ?
_ Par exemple oui !
Derrière lui, quelques pôtes se proposèrent également.
_ Ah oui ? & si je veux la garder pour moi ? Ou si je veux la donner à lui.
Se faisant, il désignait un pôte du groupe avec son glaive.
Alors une voix s'éleva :

_ Cette tunique revient de droit à mon pôte Simonbis de Cyrène !
Rends-là lui sur le champs ou tu subiras la colère de Janabis !

Le garde ria de bon coeur & invita Simonbis à venir la chercher lui-même.
Mais, alors que celui-ci prenait la précieuse tunique dans ses mains, le garde décocha un puisant coup de glaive qui terrassa le bienheureux pôte.
Dans un dernier souffle, Simonbis de Cyrène se tourna vers Jésubis, serra la tunique tachée de sang contre lui & dit :

_ Pardon, j'ai fait ce que j'ai pu.
& il mourru."

JANABIS 6 53-64
"Les pôtes commencèrent alors à douter :
"Jésubis était-il vraiment le salvateur ?"
Il le fallait. Après toutes les paroles qu'il leur avait dites & la mort de leurs pôtes, ils ne pouvaient pas baisser les bras & se mettre à douter. L'acharnement des êtres malsains à vouloir faire crucifier Jésubis suffisait pour y croire.
Allongé sur sa croix, Jésubis allait de se faire planter un deuxième clou dans l'autre main cette fois.

_ Un peu de patience & bientôt tu verras le monde de plus haut.
L'homme qui accomplissait cette besogne ne savait vraisemblablement pas ce qu'il faisait.
Jésubis lui répondit :

_ Pauvre homme, Janabis te pardonne. Heureux les humbles, car ils seront élevés.
Allez, je te le dis :
On ne voit bien qu'avec le coeur & bientôt je verrai le monde de plus haut que tu ne le crois.

L'homme posa le clou dans le creux de la main du salvateur &, furieux, il l'enfonça de toutes ses forces avec son maillet."

JANABIS 7 1-18
"Les deux mains clouées à la croix, Jésubis commençaient à ressentir la douleur.
Il demanda alors à pouvoir bénéficier d'une dernière volonté.
Le prêtre Caïphter qui était venu assister en personne à la crucifixion la lui accorda.

_ Je voudrai saluer une dernière fois mes pôtes.
Jeanbis ! Jeanbis ! Viens à moi.

Mais les pôtes lui répondirent :
_ Hélas, Jeanbis est mort, Jésubis.
_ Mort ? ... Alors Thaddébis ! Viens me voir.
_ Thaddébis est mort aussi, Jésubis. Tout comme Simon Pierbis, Thomabis & bien d'autres.
_ Thomabis aussi ? Je n'en crois pas mes oreilles.
Mais comment en êtes-vous arrivez là ?

Les pôtes n'osèrent pas répondre.
Il appela alors un à un les pôtes qui avaient survécu & leur parla à chacun durant de longues minutes. Nul ne savait ce qu'il leur disait, mais ses paroles redonnaient espoir à ses pôtes.
La foule cependant commençait à s'impatienter, mais bien moins que les malsains qui trépignaient d'impatience d'en finir. Ils étaient si près du but.
Jésubis se joua ainsi des esprits malsains en gagnant du temps.
"& si l'heure n'était pas encore venu ?""

JANABIS 7 19-31
"Une fois que tous les pôtes s'étaient entretenus avec Jésubis, les esprits malsains se frottèrent les mains en pensant que tout était fini pour le salvateur, que plus rien ni personne ne pourrait y changer.
Or, près de la croix se tenait sa mère, Maribis femme de Josébis le charpentier, avec la soeur de sa mère, Maribis femme de Cléophabis, & la cousine à sa mère Marie Madeleibis, mère de Jeanbis le baptiste.
Voyant sa mère, & près d'elle le tri-pôte que les pôtes avaient choisi selon les écritures, il lui dit :

_ Femme, voici ton fils. C'est sur lui que la gagienneté repose aujourd'hui.
Puis il se tourna vers le tri-pôte & lui dit :
_ Voici ta mère. C'est sur elle que reposait la gagienneté hier.
Agacés, les malsains mirent fin à toutes ses jérémiades & autres paroles à l'eau de rose en écartant la foule & toutes personnes proches de la croix. L'ouvrier attrappa les pieds de Jésubis, les plaça contre le suport en bois fixé à la poutre verticale & y planta le dernier clou. Sous la violence du choc, Jésubis poussa un cri de douleur.
Quelques instants plus tard, tout Jérusalem pouvait voir la croix se dresser au sommet du mont Golgoter ...
... Jésubis cloué dessus."

JANABIS 7 32-49
"Après cela, sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, & pour que l'écriture s'accomplisse, Jésubis dit :
_ J'ai soif.
Il y avait là une vasque remplie d'une boisson vinaigrée.
Malchuster arracha une branche d'hysope, y fixa au bout une éponge imbibée de ce vinaigre & l'approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésubis dit :

_ Presque tout est accompli. Presque ...
Satisfait, Malchuster voulait jouir au maximum de son heure de gloire. Il imbiba à nouveau l'éponge dans la boisson vinaigrée & l'approcha cette fois des cicatrices & des plaies encore béantes du salvateur.
La douleur n'avait d'égal que le sadisme du serviteur & celui-ci y goûtait tout son plaisir.
Prenant ensuite la lance d'un soldat, il dit :

_ Voyons voir ce que tu préfères :
L'acidité du vinaigre ou la pointe de cette lance ?

Voyant qu'il voulait le transpercer avec son arme, un cri d'effroi s'échappa de la foule. Qu'il meure était une chose. Qu'il subisse autant de cruauté en était une autre.
C'est donc une foule en colère & unanime qui se rua sur l'homme pour le rouer de coup.
Profitant de l'occasion, les pôtes ne se firent pas prier pour le frapper de tout leur coeur. Invitant même la foule à frapper plus fort. On ne sait finalement pas qui, sournoisement, acheva le pauvre homme, mais il est mort.
Oui "pauvre homme", car il est mort pauvre ... de coeur."

JANABIS 7 50-62
"Le soir tombait de tout son poids au-dessus la ville & du mont Golgoter. L'obscurité se fit, on ne voyait plus que quelques feux allumés à distance des croix, pour chauffer les hommes & les femmes qui voulaient passer la nuit & les derniers instants avec les trois hommes qui se mouraient sur leur croix.
Autour d'un de ces feux, les pôtes survivants & quelques veilleurs n'arrivaient pas à se résigner à le voir mourir. Ils discutaient ensemble de tout ce qui s'était passé. Tout ces évènements qui s'étaient enchainés les uns après les autres.
Ils se rémémorèrent le film des épisodes depuis l'annonce que Jésubis avait faite concernant la menace lycanthrope.

_ Si seulement il nous avait donné le nom de ses esprits malsains.
Disait l'un. Alors qu'un autre ajoutait :
_ De plus, à quoi ressemble cette menace lycanthrope ? Nous n'en avons jamais entendu parler.
Ils en étaient à l'heure des questionnements.
Puis un pôte s'écria :

_ Il n'est peut-être pas trop tard, Jésubis adresse encore des prières à Janabis.
Si nous lui demandions, peut-être qu'il nous répondra !"

JANABIS 8 1-17
"Joignant les actes à ses propres paroles, Matthieubis se leva.
Discrètement, il contourna les feux pour essayer d'atteindre la croix de Jésubis par l'endroit le plus sombre. Alors, il s'accroupi & s'avança silencieusement au pied de celle-ci.
Voulant attirer l'attention du salvateur par des petits cris d'animaux, le malheureux pôte attira aussi l'attention des gardes, ainsi que celle de Caïphter qui voulait rester jusqu'à la fin.
C'est lui qui l'interpella :

_ Hep ! Toi là-bas ! Si ça continue, faudra qu'ça cesse. Ecarte-toi de cette croix !
Mais le pôte ne broncha pas. Il demanda à Jésubis :
_ Jésubis, dis-nous qui est cet homme qui te persécute.
_ Ami, je te le dis :
Si Janabis ne te le dis pas, je ne peux pas te le dire moi non plus.

_ Ecarte-toi ou je t'envoi le rejoindre sur la croix !
Mais faisant fi des menaces, Matthieubis demanda encore :
_ Alors dis-nous au moins ce qu'est la "lycanthropie".
Cédant à sa petite requête, Jésubis allait y répondre. C'est alors que Caïphter s'empara de la lance d'un garde & visa le pôte entre les deux omoplates.
Le coup fut si précis que Matthieubis mouru sur le coup, transpercé & cloué au pied de la croix."

JANABIS 8 18-30
"Du haut de sa croix, Jésubis voyait le triste spectacle de la mort de son pôte.
Il prit alors la parole :

_ J'ai employé jusqu'alors des paraboles pour vous parler.
L'heure est venue où, sans employer de paraboles, je vous annonce la vérité sur Janabis.
Je suis venu de Janabis & je suis venu au monde. Maintenant, je quitte le monde, & je pars vers Janabis.

Les deux pôtes restants s'avancèrent & dirent :
_ Mais, Jésubis. Voici que tu parles ouvertement sans employer de paraboles.
Maintenant, nous savons que tu sais toutes choses & que tu es le salvateur que Janabis nous a envoyé.

_ Hé bien c'est pas trop tôt ! C'est maintenant que vous croyez !
L'heure vient - & elle est même venue - où vous êtes dispersés autour de moi & vous m'avez laissé seul.
Pourtant je ne suis pas seul puisque Janabis est là avec moi.
Je vous dis tout cela pour que vous trouviez en moi la force de vaincre la lycanthropie. Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : moi je suis le salvateur."

JANABIS 8 31-46
"Les pôtes s'exclamèrent :
_ Jésubis ! Dis-nous alors ce qu'est un loup-garou !
Jésubis, fatigué, ne pu répondre.
Mais derrière eux, la voix du prêtre Caïphter se fit entendre, plus menaçante qu'avant, s'adressant aux deux pôtes :

_ Ecartez-vous vous aussi de cette croix ou je vous transforme en chair à pâté.
Les pôtes se retournèrent vers l'homme qui venait précédemment de tuer leur pôte. Il avait changé : plus grand, plus poilu, plus horrible & ses allures de loups humains effrayèrent les pôtes.
Mais Jésubis les rassura :

_ Ayez confiance. Moi je suis le salvateur.
Oubliant leur peur, les pôtes se ruèrent sur le prêtre.
Sûr de lui, Caïphter fonça tête baissée à leur rencontre.
Mais la surprise fut de taille, pour l'un comme pour les autres, en constatant que les coups que donnait la bête ne touchaient pas les pôtes, ne les blessant même pas légèrement.
Alors le courage & la hargne devinrent plus forts pour les deux hommes. &, après avoir roué de coups leur ennemi, Andrébis s'empara de la lance qui avait tué son pôte pendant que Philibis maintenit le prêtre & il la planta dans le coeur du loup-garou.
Celui-ci s'effondra dans un hurlement inhumain."

JANABIS 8 47-66
"Les quelques veilleurs qui étaient restés & qui avaient assisté à la scène étaient stupéfaits. Ils n'en croyaient pas leurs yeux & pourtant, ils étaient bien obligés d'y croire.
Soudain, dans le silence qui avait suivi le cri du loup-garou, un premier "alléluia" de joie retenti, suivi rapidement par des dizaines & des dizaines. Puis, les hommes se précipitèrent pour aller raconter cette scène à leurs proches, leurs voisins, leurs enfants, parents & amis ... & en quelques minutes seulement, des centaines d'habitants de Jérusalem étaient réunis au mont Golgoter. Un peu plus tard, ils étaient des milliers.
Andrébis & Philibis, aidés de quelques veilleurs, décrochèrent Jésubis, agonisant, de sa croix. Il lui prodiguèrent alors les premiers soins. Andrébis lui dit alors :

_ Jésubis, nous avons réussi. J'ai su tenir mon rang de tri-pôte & je suis prêt à soutenir la gagienneté. Nous croyons !
D'un ton faible, Jésubis le félicita & félicita aussi son pôte Philibis. Mais il les mit en garde :
_ Caîphter était bien malsain, loup-garou. Mais bien d'autres suivront après lui. La lutte ne fait que commencer.
Emporté dans son euphorie, Philibis lui répondit :
_ Nous sommes prêts Jésubis ! Partout dans le monde nous raconterons cette histoire. Partout des fidèles nous suivrons & combattrons à nos côtés & la gagienneté n'aura pas de fin.
Alors Jésubis & ses pôtes furent portés en gloire à travers les rues de Jérusalem. La foule sortait dans les rues à leur rencontre. Décrochant des branches de palmier qu'ils déposaient sur leur passage pour leur faire un tapis.
Les pôtes de Jésubis ne comprirent pas sur le moment, mais quand Jésubis leur dit :

_ Vous êtes les nouveaux messies.
Ils se rappelèrent alors que c'est Janabis qui écrivait les écritures qui diraient cela & que ...
... la gagienneté venait de naître."

JANABIS Epilogue 1-10
"Après avoir fêté ses messies, le calme revint à Jérusalem.
Jésubis retourna auprès de Janabis, Andrébis parti se reposer dans une pension complète au bord de la mer & Philibis s'en retourna chez lui, cultiver la terre & pêcher les poissons.
Mais bientôt, cette vie leur paru ridicule étant donné qu'ils ne vivraient plus de moment aussi palpitants que lors de la passion.
L'envie d'aventure & de voyage devinrent alors les plus forts & les deux pôtes se retrouvèrent. Ensemble, ils partirent à travers le monde pour gagienniser de nouveaux pôtes.
Respectant ainsi la promesse faite à Jésubis :
Eradiquer de la terre les esprits malsains que sont les loups-garous.
Aujourd'hui encore leur mission continue car les loups-garous menacent toujours & la gagienneté résiste.
Alors Janabis vit que cela était bon, que l'avenir était protégé &, rassuré, il alla se reposer."

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>>> Janabis <<< le plus fidèle des chien-loups qui vous attend à la taverne ! Tire la langue

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